Voir auss la page Biographie
Enfance : on m'appelle Mimi
Onze ans, à Fontainebleau, escalade avec les Varappe-Cadets du Club alpin (notez la corde en chanvre et la médaille du CAF)
Quinze ans, 1964, voie Rébuffat à l’aiguille du Midi. Derrière, Patrick Cordier (1946-1996).
1969. Première ascension du pilier ouest des Gillardes (Dévoluy), avec Patrick Cordier. Avant-dernière longueur (et très mauvais relais sur deux pitons foireux). Heureusement, Patrick n'est pas tombé dans le mur au-dessus… sans quoi je ne pourrais vous raconter ça.

Camping privé du Club olympique de Billancourt (Chamonix), 1971. À ma gauche Thierry Fagard, Jean Afanassieff, Andrzej Mróz (1942-1972, † à l’aiguille de Peuterey)
1976. Sur le sommet central de l'Apostelens Tommelfinger (2 330 m), sur la côte sud-est du Groenland : Marceau Agier, Benoît Renard, Yves Morin († en 1979 à l'Annapurna). Au fond, le premier sommet, le fjord Lindenow, la banquise. Pas de polynie en vue (cf. « Jenny Hanniver » dans Queen Kong). Le retour se fera en canot pneumatique (On était arrivé au camp de base en hélicoptère).
Vers 1980. Avec Catherine Destivelle, alors inconnue, à Apremont (Fontainebleau). À l'époque, ni crashpad ni parade !
Un beau couple, non ? Avec Brigitte, avant la naissance de notre fils, sans doute 1984. Le mariage, c’est dans vingt-quatre ans.
1985, à Fontainebleau avec Lucien Bérardini (1930-2005). On n’avait pas fait exprès pour la couleur.
1985. Traversée à ski avec Brigitte du labyrinthe karstique des montagnes Blanches en Crête, sans carte ni fil d'Ariane, et avant le plongeon dans la mer de Libye. Au petit port de Chora Skafion, nos piolets et nos skis nous font prendre pour des Martiens : de là on ne voit pas les sommets enneigés !
1986 ? L’équipe d’Alpinisme et Randonnée : Jean-Michel Asselin, François Schnepp, moi, Christine Grosjean, Annick Le Breton, Agnès Couzy.
1989, voyage au Bhoutan et au Sikkim, sur les traces d’Alexandre Csoma de Kőrös, alias Kőrösi Csoma Sándor, héros national hongrois et pionnier de la tibétologie, mort à Darjeeling en 1842.
Vers 1991, conversation avec Fernando Pessoa au café a Brasileira à Lisbonne, rue Garrett. Il me confie, ce qui n’était pas encore dans les livres, comment il a aidé le mage-alpiniste Aleister Crowley, a very nice man, à simuler son suicide à la Boca de Inferno près de Cascais.(1). Nous parlons aussi de l’Himalaya, qu’il ne connaît pas, moi si, et il me dit une chose à laquelle j’adhère toujours : « Sur les pentes de l’Himalaya, l’Himalaya n’est que les pentes de l’Himalaya. C’est à distance, ou dans la mémoire, ou dans l’imagination, que l’Himalaya prend toute son altitude, et même un peu plus ». Même si Pessoa était mort depuis plus d’un demi-siècle, ce fut l’une des plus intéressantes conversations de ma vie.

1993, traversée de la tassili n’Immidir (Sahara) avec Jean-Louis Bernezat et consorts. Les paysages de la tassili, souvent paradoxaux et déroutants, ont peut-être influencé La visite au tombeau de mes ancêtres ou Voyages aux pays évanouis.
© Philippe Matsas/Opale, tous droits réservés
1997, portait par Philippe Matsas, de l'agence Opale, avec l’aimable autorisation de l’agence et du photographe. En arrière-plan, Boltanski le furieux.

Calaceite (Espagne, Aragón), 1998. Avec Francis Berthelot, Georges-Olivier Châteaureynaud, Frédérick Tristan (de gauche à droite), nous nous
posons pour la centième fois la question : « qu’est-ce que la Nouvelle Fiction ? » Personne n’est d’accord, malgré (ou à cause de) l’excellent pastis fourni par Frédérick.
Juin 2002, remise des prix de printemps de la SGDL. Patrick Bureau (pas Alain Absire !), Georges Léon (1923-2004), moi.
Aujourd’hui, ben oui.
1. Voir Alpinistes extraordinaires, p. 150.